Blanc veut y être

Laurent Blanc, le nouveau sélectionneur a livré son sentiment sur l'ambiance générale du groupe France, le château de Clairefontaine ou encore la convocations des "leaders" de la grève de Knysna. Sa priorité est évidemment de bien figurer en évitant une blessure. Il a aussi affirmé qu'il avait trouvé son capitaine et leader de cette nouvelle ère. L'ancien leader de la défense des Bleus fait part de son impatience d'être au match, car la seule vérité est celle du terrain. La suite.

 

 

Laurent, qu'avez-vous ressenti en retrouvant Clairefontaine ?
Nous sommes arrivés dimanche soir. Le château a bien changé, surtout à l'intérieur. Il s'est amélioré et offre un confort supérieur. C'est toujours un réel plaisir. En enfilant le survêtement, j'ai pris conscience que ça commençait. Nous étions un peu comme des enfants à Nöel en attente de notre sac avec les équipements.

Comment se sont déroulé vos premières heures avec les joueurs ?
Je les ai accueillis en espérant qu'aucun n'arrive en retard. C'était la moindre des choses. Vu le créneau que j'avais laissé, j'aurais mal accepté. On a ensuite présenté le staff technique et médical, afin d'expliquer le rôle de chacun. Le stage va être très rapide, on n'aura pas forcément le temps de parler avec chacun. On va s'efforcer d'échanger le plus possible. Ce sera avec plaisir. Le staff avait envie d'exercer, après beaucoup de réunions. Notre terrain de compétence, c'est sur la pelouse. On a hâte d'y être.

Avez-vous des attentes précises ?
On va aborder la préparation de manière minime de par le temps. Nous n'avons aucun automatisme. C'est aussi une façon de démontrer que l'on apprend très vite. Dans ma philosophie, je veux préparer les choses du mieux possible, avec l'espoir d'avoir le meilleur résultat.

Que pensez-vous de la convocation de cinq joueurs (Ribéry, Toulalan, Evra, Anelka et Abidal) devant la Commission de discipline de la FFF ?
Ce qui m'intéresse, c'est la Norvège. Vous pouvez penser que cette question m'agace, mais pas plus que ça. J'ai envie d'entraîner, de préparer la rencontre. Les décisions seront prises en coulisses, par le Conseil fédéral, des gens appropriés. Je ne suis pas sûr que mon avis soit important...

Jusque-là, votre avis a été important...
Il y avait un problème à régler. Normalement, je n'aurais même pas dû y penser. Je devais réfléchir à ma première liste.

Allez-vous faire référence aux 23 exclus ?
Je l'ai dit aux joueurs: ils sont là pour préparer le match de mercredi, pas pour parler des décisions et des conséquences d'autres joueurs. Ils doivent essayer de se préparer le mieux possible et de saisir l'opportunité offerte. C'est déjà pas mal. Ils ne sont pas là pour commenter d'autres faits.

Ce premier rassemblement à Clairefontaine, c'est pour la symbolique ?
C'est plus sympa de se rendre ici. C'est un lieu que découvrent certains. Dans la tête, les joueurs doivent se dire qu'ils sont chez eux. Le match se prépare ici, comme les grandes compétitions. Il y a un effet de découverte, mais j'espère qu'il ne durera pas longtemps. Que les nouveaux regardent bien les lieux pour se l'approprier.

Qu'allez-vous programmer à l'entraînement ?
Il ne faut pas faire n'importe quoi. Certains n'ont pas repris la saison. Le but, c'est d'être en forme et d'éviter les catastrophes, à savoir des blessures. C'est une chose importante pour ce match.
 

La forme physique sera-t-elle décisive concernant la composition ?
Si un mec qui joue à une position stratégique est rôti, alors il ne sert plus à rien. La notion athlétique est déterminante, qui plus est contre la Norvège. Tout leur jeu est basé sur le physique. Ils sont assez imposants. Il faudra répondre et tenter d'être meilleur dans un autre domaine. Les joueurs de Ligue 1 ont repris la compétition, ce qui n'est pas le cas des joueurs qui évoluent dans les championnats étrangers qui commencent fin août.



Avez-vous appelé Hatem Ben Arfa pour en agacer certains ?
C'est lui qui vous agace ! Car il me va très bien. Il n'est certainement pas dans sa meilleure forme, mais il est plein de qualités. Il doit trouver une certaine constante, mais également régler sa situation personnelle. Je n'ai pas d'agacement sur le joueur. On est tous unanime sur le fait qu'il a beaucoup de qualités. Il manque de régularité.

En tant que joueur, que pensiez-vous lors de l'arrivée d'un nouveau sélectionneur ?
Ce n'était pas le cadre qui changeait, mais la philosophie du terrain. J'étais attentif sur le discours du nouveau coach. Puis je regardais avec le temps comment ça se déroulait. Quand on adhérait rapidement au discours, cela fonctionnait bien.

Avez-vous ressenti de l'émotion lors de votre premier discours devant les joueurs ?
Non. Quand vous parlez aux joueurs, ce n'est pas de l'autorité, mais il faut se montrer déterminé. L'émotion, on l'exprime tout seul ou avec des amis proches. Je devais leur expliquer quelques règles. Il y en aura plus au mois de septembre.

Où en est votre réflexion concernant le capitanat ?
Je m'accorde encore quelques jours. J'ai une idée bien précise, mais laissez moi un entraînement avant de lui annoncer.

Chris

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